Miraux CouvertureCouvreur — Troarn (14670), Calvados
Descente d'eau en zinc sur une façade, ouvrage de zinguerie

Étanchéité et zinguerie

Là où l'eau doit couler, pas s'infiltrer

Gouttières, chéneaux, noues, solins, toiture terrasse : neuf fuites sur dix passent par un point de raccord, pas par le milieu d'un pan de toit.

Le vocabulaire du métier

Cinq mots, cinq points sensibles

Gouttière
Le canal qui récupère l'eau au bord du toit et la mène vers les descentes. En zinc, elle dure des décennies si les pentes sont bien réglées.
Chéneau
Une gouttière encastrée dans la toiture plutôt qu'accrochée en bordure. Plus discrète, mais plus délicate à entretenir : elle se bouche sans qu'on la voie.
Noue
La vallée formée par la rencontre de deux pans de toit. C'est l'endroit où passe le plus d'eau lors d'un gros orage, donc l'endroit qui pardonne le moins un défaut.
Solin
La bande d'étanchéité au raccord entre la toiture et un élément vertical : cheminée, mur, lucarne. La cause numéro un des infiltrations mal identifiées.
Rive
La finition sur le côté du toit, souvent en zinc ou tuile de rive, qui empêche le vent de soulever la première rangée de couverture.

Ce qu'on trouve le plus souvent

  • Gouttière qui déborde en façade : pente insuffisante ou obstruction par les feuilles.
  • Traces de rouille sur un chéneau ancien : le zinc a perdu sa couche de protection naturelle.
  • Mousse et terre accumulées dans une noue : l'eau ralentit, stagne, finit par remonter sous les tuiles voisines.
  • Fissure autour d'une souche de cheminée : le solin a bougé avec les dilatations du métal ou du mortier.
  • Membrane de toiture terrasse boursouflée : de l'air ou de l'eau s'est infiltré sous le revêtement.

Toiture terrasse : un cas à part

Une toiture terrasse ne repose pas sur des tuiles qui se chevauchent mais sur une membrane continue — bitume soudé au chalumeau ou EPDM collé. Toute la difficulté tient aux relevés : les endroits où la membrane remonte contre un mur ou un acrotère, et où elle est le plus sollicitée par les dilatations. On les traite avec des bandes renforcées et on vérifie systématiquement l'évacuation des eaux pluviales, souvent sous- dimensionnée sur les installations anciennes.

Une membrane bien posée tient quinze à vingt-cinq ans selon le matériau. Un point de faiblesse localisé peut se reprendre sans refaire toute la surface.

Ce qu'on nous demande souvent

Zinc, alu ou PVC : quel matériau choisir pour une gouttière ?

Le zinc reste la référence en Normandie : durable, réparable, esthétiquement cohérent avec l'ardoise et le colombage. L'alu demande moins d'entretien mais se soude difficilement en cas de casse. Le PVC est le moins cher à l'achat, le plus court à l'usage — quinze ans en moyenne contre cinquante pour le zinc bien entretenu.

Faut-il nettoyer ses gouttières régulièrement ?

Oui, une à deux fois par an selon la végétation autour de la maison. Une gouttière bouchée déborde en façade, et l'eau qui rejaillit contre le mur finit par s'infiltrer aux fondations.

Une petite fuite sur une terrasse peut-elle attendre ?

Non, c'est le pire endroit pour attendre : l'eau stagne sur une surface plane au lieu de s'écouler, donc elle a tout le temps de trouver le moindre défaut de la membrane.

Une gouttière qui déborde, c'est un mur qui prend l'humidité juste en dessous.

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